Tunisie
En Tunisie, notre action a visé à apaiser les tensions sociales en favorisant l’inclusion des groupes minoritaires et marginalisés.
Nous avons défendu les droits politiques, économiques, sociaux et culturels, y compris le respect des droits humains, l’accès à la santé, à l’eau et à l’éducation. Nous sommes intervenus pour réduire la violence dans la société, y compris la violence liée au genre.
Notre présence sur le terrain a facilité le développement de partenariats avec une grande variété d’acteurs tels que les autorités locales, les organisations de jeunesse et de la société civile.
Notre travail a adopté une approche ascendante impliquant les groupes défavorisés, en particulier les jeunes et les femmes, afin d’accroître leurs capacités à s’engager de manière constructive dans les politiques publiques et à défendre les droits économiques, sociaux et politiques.
Nos activités en Tunisie couvrent la période de 2012 à 2026.
Contexte du conflit
Plus d’une décennie après la révolution de 2011, de nombreuses causes sociales et économiques restent inchangées, car de profondes inégalités sociales, régionales et générationnelles n’ont pas été prises en compte par les gouvernements successifs.
Les quartiers populaires et les régions frontalières sont particulièrement défavorisés et connaissent des taux élevés de décrochage scolaire, de chômage et d’érosion des services publics.
La marginalisation révèle ses impacts les plus forts chez les femmes et les jeunes. La moitié des jeunes âgés de 18 à 29 ans sont privés de couverture santé, selon une récente étude qu’Alert à mené dans les trois régions marginalisées de Tataouine Nord, Kasserine Nord et Kabbariya. Cela empêche une grande partie des jeunes d’accéder à leur droit constitutionnel aux soins de santé. La gouvernance de la sécurité dure et la violence des forces de sécurité restent également une préoccupation majeure, en particulier pour les jeunes.