Niger
Au Niger, nous œuvrons auprès des jeunes, des femmes, des organisations de la société civile (OSC), des autorités administratives, traditionnelles et religieuses, ainsi que des structures locales de paix. Ensemble, nous nous attachons à construire des communautés plus unies et résilientes face à la hausse de l’insécurité et des tensions climatiques.
Notre action traduit le besoin urgent de prévenir la violence et se décline en quatre priorités :
- Renforcer les relations et la confiance intracommunautaires, mais aussi entre les communautés et les autorités locales
- Améliorer les capacités locales de prévention et de gestion des conflits
- Veiller à ce que les programmes prennent en compte les dynamiques de conflit et la problématique des genres
- Rapprocher les actions d’aide humanitaire, de développement et de consolidation de la paix au Niger afin qu’elles se renforcent l’une l’autre
- Faciliter des méthodes de gestion des ressources naturelles (terre, eau, pâturages) qui réduisent la concurrence et les conflits est au cœur de notre démarche.
Nous préconisons en outre l’élaboration de stratégies flexibles d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à ses effets, en particulier dans les zones les plus vulnérables.
Nous animons des formations, menons des évaluations des besoins et effectuons des analyses de conflit pour aider nos partenaires, les autorités locales et les dirigeants des communautés à renforcer la confiance mutuelle et la compréhension.
Notre nouveau projet, financé par Open Society Foundations, aide les jeunes et les femmes à prendre plus de place dans la vie économique, sociale et politique de leurs communautés. À atteindre leur indépendance économique et à renforcer leurs compétences de leadership de manière à pouvoir défendre leurs besoins et leurs priorités. Grâce à ces efforts, des communautés plus fortes, plus pacifiques et plus inclusives se construisent.
Nos partenaires au Niger
Le contexte du conflit au Niger
Le Niger est situé dans le Sahel, une région semi-aride englobant des pays d’Afrique occidentale et centrale, où la situation sécuritaire s’est fortement dégradée ces quelques dernières années. Des tensions entre divers groupes terroristes et les communautés locales alimentent la montée alarmante de la violence et de l’extrémisme. L’inefficacité des mécanismes locaux de médiation et de résolution des conflits ne fait qu’aggraver la situation.
La concurrence pour les ressources naturelles est un moteur de conflit majeur. De longue date, l’accès à la terre, à l’eau et aux pâturages fait naître des tensions entre différents groupes. Dans ce contexte, le pastoralisme transhumant – le mouvement saisonnier des gardiens de troupeau et de leurs bêtes en quête de pâturages – reste vital pour bon nombre de communautés rurales. Ce mode de vie est toutefois de plus en plus menacé. Or, l’État ou les autorités traditionnelles manquent souvent de capacités de médiation en présence de conflits d’intérêts entre les agriculteurs sédentaires et les gardiens de troupeau nomades, et les griefs restent irrésolus.
Le changement climatique intensifie cette situation déjà précaire. La hausse des températures, l’imprévisibilité des pluies ainsi que la fréquence et l’intensité accrues des sécheresses et des inondations font diminuer les ressources dont les communautés dépendent. Le manque croissant de terres et d’eau force le déplacement et amplifie les tensions locales.
Les groupes extrémistes violents exploitent délibérément ces tensions. Ils tirent parti de l’inefficacité de la gouvernance des ressources naturelles, mais aussi des divisions sociales, pour légitimer leur présence, recruter de nouveaux membres et former des alliances locales.
Ces problèmes profondément interconnectés font ressortir l’importance d’actions de consolidation de la paix à long terme et sur le terrain. Pour gérer les conflits, mais aussi pour remédier aux conditions qui leur permettent de s’installer.

