Mali
Notre action au Mali porte sur les causes premières des tensions qui font naître les conflits et alimentent la propagation de l’extrémisme violent.
Nous cherchons à résoudre et à gérer les différends autour des ressources hydriques et foncières, à remédier à la marginalisation, à améliorer les perspectives économiques et à rétablir la confiance entre la population et l’État. Nous facilitons aussi le dialogue entre différents groupes de la société et aidons les communautés à participer à la prise de décision.
Nos projets englobent actuellement les régions de Bamako, Sikasso, Segou, Mopti, Kayes et Tombouctou. Nous aidons les pouvoirs publics et les communautés à comprendre les moteurs de l’extrémisme violent et du conflit, et à réagir de manière à favoriser la paix. Pour cela, nous rapprochons des groupes différents dans un esprit de partage de connaissances, et préconisons des changements de politiques et de pratiques. Nous œuvrons aussi au plus près des organisations d’aide humanitaire et de développement pour veiller à ce que leurs programmes soient sensibles au conflit et contribuent à la paix.
Avec nos partenaires nationaux et internationaux, nous conjuguons nos actions sur des questions connexes : gestion des ressources naturelles et changement climatique ; genre ; migrations ; extraction minière et gouvernance des ressources, propagation de l’extrémisme violent.
Nous accordons une attention particulière au rôle du genre et plaçons les communautés au centre de ces actions. Notre but est de les aider à cerner les problèmes qu’elles rencontrent et à trouver elles-mêmes des solutions. Par exemple, nous investissons dans des organisations locales afin qu’elles disposent des moyens nécessaires pour poursuivre leur travail au service de la paix.
Nos partenaires au Mali
- Mines Advisory Group (MAG)
- Wetlands International
- Caritas Suisse
- Mercy Corps
- Action pour la Formation et l’Autopromotion Rurale (AFAR)
- Coordination des Associations et ONG Féminines du Mali (CAFO)
- Conseil National de la Jeunesse (CNJ)
Le contexte du conflit au Mali
Le contexte du conflit malien est complexe, à couches multiples et dynamique. Une rébellion qui éclate au nord du pays en 2012 se transforme peu à peu en une crise qui s’étend à l’ensemble du Sahel. Des groupes extrémistes interviennent, les tensions intercommunautaires s’amplifient et la situation politique devient instable.
Au niveau local, l’insécurité provient en grande partie de la concurrence pour la terre, l’eau et les pâturages. Les tensions sont aggravées par le changement climatique et la croissance démographique. Dans ce contexte, les groupes armés peuvent facilement exploiter ces frustrations et offrir un revenu, une protection et un sentiment d’appartenance. Surtout lorsque les moyens de résoudre les différends de manière pacifique manquent, tout comme les perspectives économiques – celles des jeunes en particulier.
Ces tensions locales rejoignent des problèmes nationaux plus profonds, à savoir le manque de capacités des institutions d’État, les inégalités d’accès aux services publics, la réforme en cours du secteur de la sécurité, et les transitions politiques. Autant de facteurs qui compliquent les efforts de rétablissement de l’autorité publique et de la confiance dans l’État, notamment dans les régions les plus touchées.
La crise malienne ne peut pas être comprise isolément. La porosité des frontières facilite les déplacements des groupes armés et des réseaux criminels entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, ce qui ne fait qu’aggraver l’instabilité dans la région de Liptako-Gouma.
Le conflit persiste parce que ses moteurs se renforcent l’un l’autre : pauvreté, marginalisation, stress climatique, économies illicites – dont le trafic et l’extraction minière informelle – et tensions identitaires. Les conséquences sont considérables, sous forme de déplacement, de destruction des moyens de subsistance, de fermeture des écoles, de suppression des services, de division des communautés et de bouleversement des économies.
Pour une stabilité durable au Mali, des solutions aux causes fondamentales du conflit s’imposent : construire une gouvernance inclusive, élargir les perspectives économiques, renforcer les liens communautaires, et rétablir la confiance entre les communautés et les institutions à tous les niveaux.
L’investissement soutenu dans la région du Sahel : Un impératif humanitaire, pacifique et stratégique
Le Sahel, une région d’une immense importance stratégique dans la lutte mondiale contre l’extrémisme, le terrorisme et la propagation de l’instabilité, traverse l’une des crises humanitaires et sécuritaires les plus rapides au monde. Cette note d’information décrit l’importance d’un investissement continu dans la région et examine six actions concrètes pour bâtir une paix durable.

