Ce rapport analyse l’intégration d’une perspective genre dans le processus de décentralisation au Rwanda et son impact sur la participation des femmes au niveau de la gouvernance locale et sur le plan national. Le rapport montre que le principe de l’égalité des sexes n’est pas encore effectivement intégré dans le processus de décentralisation malgré le fait que l’adoption d’un système de quotas ait permis une plus large représentation des femmes dans les instances décentralisées. Les femmes continuent d’être sous représentées dans les positions clé en charge de la conception et de l’élaboration des politiques et des programmes. En outre, les entités décentralisées manquent de moyens techniques et financiers, ainsi que d’expertise en analyse de genre et en budgétisation sexospécifique pour mettre en œuvre une politique d’égalité des sexes authentique. Les femmes sont également marginalisées dans les espaces de participation citoyenne, conçus pour permettre aux populations de participer aux discussions sur les priorités de développement et la mise en œuvre des programmes. La recherche conclut que le processus de décentralisation au Rwanda offre néanmoins des possibilités pour réduire l’écart entre les sexes afin d’arriver à une plus grande égalité. Cependant, ceci est subordonné à un renforcement du pouvoir de prise de décision des entités locales et des communautés de base, afin qu’elles puissent s’approprier le processus de décentralisation.




