Dogmatisme ou pragmatisme ?

Extrémisme violent et genre au Sahel central

Le Sahel central est confronté à une escalade de violence qui illustre la difficulté des États de la région à contenir l’avancée des groupes djihadistes.

Alors que de nombreuses études ont apporté des éclairages importants pour la compréhension des facteurs expliquant l’enracinement et l’emprise des groups extrémistes violents dans les zones frontalières du Mali, du Burkina Faso et du Niger, un facteur a souvent été évoqué, mais rarement analysé en profondeur : celui de la relation entre genre et extrémisme violent au Sahel.

Bien que les rapports de genre aient souvent été traités comme un facteur peu pertinent dans l’analyse de l’extrémisme violent au Sahel, on ne peut pas s’empêcher de constater les efforts considérables que les groupes extrémistes violents semblent déployer pour assurer le contrôle des femmes et la conformité du comportement de celles-ci aux normes de l’idéologie djihadiste.

De même, l’idée reçue selon laquelle les femmes ne seraient que des victimes passives des actes de violence et de l’imposition de norms genrées de la part des groupes extrémistes violents mérite une analyse approfondie.

Ainsi, afin d’explorer la relation entre rapports de genre et extrémisme violent au Sahel, ce rapport vise à comprendre d’une part la mesure dans laquelle les attentes liées aux rôles de genre contribuent à l’implication des hommes et des femmes en faveur de l’extrémisme violent au Sahel central, et d’autre part l’apport spécifique des femmes dans ces dynamiques.

Pour répondre à ces questions, l’étude s’appuie sur une pluralité de données empiriques recueillies fin 2019, au sein des communautés de la région du Liptako-Gourma particulièrement exposées à l’action des groupes extrémistes violents.

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