This opinion piece appeared in The Huffington Post on 12 March 2013
Recent high-profile cases of gang rapes and murders of young women in India and South Africa have caused anger, anguish and soul-searching across the world. However these brutal cases are only the tip of the iceberg.
In northern Uganda, the Acholi communities are settling back into their villages after years of insecurity and internal displacement as a result of the conflict between the Lord’s Resistance Army (LRA) and the Ugandan government. The conflict, displacement and return process had different impacts on men, women, boys and girls. The consequences of this require gender-relational approaches to peacebuilding.
This declaration was prepared for the Conference of Burundi Development Partners in Geneva on 29th-30th October 2012. It puts forth concrete policy recommendations on development, gender equality, economic empowerment and peacebuilding priorities for Burundi. Burundi’s second Poverty Reduction Strategy Paper outlines the Government’s commitments for the country’s economic growth and development from 2012 to 2016 and was prepared in consultation with development partners and other stakeholders. Following the successful advocacy of these women’s rights organisations in Burundi over the past few years, the PRSP II document reflects concerns and priorities outlined by a broad cross-section of Burundian women. It is now crucial to ensure that these written commitments are translated into concrete and tangible actions that will benefit women and girls, and contribute to durable peace and reconciliation for all Burundians
L’un des résultats positifs des processus de paix et des transitions politiques dans la région des Grands Lacs en Afrique ces dix à quinze dernières années, a été la représentation et la participation accrues des femmes dans l’arène politique et dans la sphère publique. Cette avancée majeure pour les femmes a été obtenue essentiellement par l’adoption de systèmes de quotas et par la cooptation. Les femmes sont parvenues, au moins dans une certaine mesure, à influer sur les processus de paix officiels et à s’assurer que les questions relatives à l’égalité des sexes soient prises en considération. Les femmes ont également joué un rôle actif dans les processus politiques en tant qu’électrices et candidates, même si peu d’entre elles ont été élues à des positions de responsabilité. Les périodes de reconstruction post-conflit ont également offert des opportunités pour la promotion économique des femmes, mais les avancées faites par ces dernières dans le domaine économique n’ont pas nécessairement conduit à leur plus grande participation dans la prise de décision politique. La nature masculine des systèmes politiques, les normes et stéréotypes sexo-spécifiques ainsi que le manque d’expertise technique en matière de programmation genre, restent des obstacles majeurs à une représentation égalitaire des femmes dans la sphère politique et la vie publique. Ce rapport fait des recommandations aux gouvernements, à la communauté internationale et aux organisations de la société civile, pour soutenir la partition politique des femmes et renforcer leur pouvoir économique dans les pays qui sortent d’un conflit. (English)
To be effective as peacebuilders, we need to respond to the power dynamics and norms that influence peace and violent conflict at the household, community, national and international levels.
This report reflects the findings of the preparatory phase of a three-year research project exploring the role of gender in peacebuilding. Whilst addressing key research questions, the report identifies three approaches to gender that are evident in peacebuilding: gender-blind, those based on UN Security Council Resolution 1325, and gender-relational. The third – and hitherto unexplored – approach, is based on a strategy of benefit-sharing and solidarity-building between men and women, and uses a context-specific gendered power analysis as its starting point. The report calls for further exploration of the validity of this approach as an effective strategy for both analysing conflict and designing peacebuilding interventions, and it is this that will be the focus of the remaining two years of the project.
OUR VOICES – ENGLISH
NOS VOIX, LES ACTIONS – FRANÇAIS
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This report sets out to examine and understand the position of women in the peace economy and politics, and the interaction between their increased economic power and their participation in political and public life in northern Uganda. Women have played a key role in the region’s economic recovery after the war, enabling them to increase their income significantly; however, not at a level which would allow them to achieve economic security, and break free from the cycle of economic survival and merely meeting practical needs. Development and reconstruction policies in northern Uganda have not taken into account the important contribution made by women in the building of a peace economy. Furthermore, very little attention has been paid by development planners to the high levels of sexual violence against women and the way in which unequal gender relations continue to affect the economic recovery. All this explains, to a large extent, women’s poor participation in politics in northern Uganda, even though their increased income has allowed many of them to play a more central role in decision making within the household and to acquire greater mobility and influence in decision-making bodies in communities.
Ce rapport examine la participation des femmes dans le processus de paix d’Arusha pour le Burundi, en particulier la manière dont les femmes Burundaises sont parvenues, malgré leur faible représentation à la table des négociations, à faire inclure un certain nombre de dispositions favorables aux droits des femmes et au principe de l’égalité des sexes dans le texte de l’Accord de paix signé en 2000. Le rapport fait également le bilan de cinq années d’application d’un système de quotas de 30% de représentation féminine dans les institutions politiques de prise de décision. Il conclut que malgré que les quotas aient accrues de manière significative le nombre des femmes dans les instances de prise de décision, y compris dans la gouvernance locale, ceci ne s’est pas traduit par une représentation féminine substantielle et efficace, ni par une réduction significative des inégalités entre les hommes et les femmes. Néanmoins, la représentation accrue des femmes dans les institutions étatiques serait en train d’avoir, progressivement, des effets positifs sur les transformations sociales au Burundi. Les femmes auraient une plus grande confiance en elles ce qui se traduirait, entre autres, par leur plus grand accès à la parole dans l’espace public, ainsi qu’un plus grand respect social à leur égard.
Ce rapport analyse l’intégration d’une perspective genre dans le processus de décentralisation au Rwanda et son impact sur la participation des femmes au niveau de la gouvernance locale et sur le plan national. Le rapport montre que le principe de l’égalité des sexes n’est pas encore effectivement intégré dans le processus de décentralisation malgré le fait que l’adoption d’un système de quotas ait permis une plus large représentation des femmes dans les instances décentralisées. Les femmes continuent d’être sous représentées dans les positions clé en charge de la conception et de l’élaboration des politiques et des programmes. En outre, les entités décentralisées manquent de moyens techniques et financiers, ainsi que d’expertise en analyse de genre et en budgétisation sexospécifique pour mettre en œuvre une politique d’égalité des sexes authentique. Les femmes sont également marginalisées dans les espaces de participation citoyenne, conçus pour permettre aux populations de participer aux discussions sur les priorités de développement et la mise en œuvre des programmes. La recherche conclut que le processus de décentralisation au Rwanda offre néanmoins des possibilités pour réduire l’écart entre les sexes afin d’arriver à une plus grande égalité. Cependant, ceci est subordonné à un renforcement du pouvoir de prise de décision des entités locales et des communautés de base, afin qu’elles puissent s’approprier le processus de décentralisation.
Ce rapport fait le bilan de la participation des femmes dans le Dialogue Inter-Congolais (DIC) et dans les élections générales de 2006. Le rapport montre que malgré leur faible représentation au Dialogue Inter-Congolais (DIC) à Sun City en Afrique du Sud, les femmes Congolaises sont quand même parvenues à faire inclure des dispositions favorables aux droits des femmes et au principe de l’égalité des sexes dans l’Accord global et inclusif pour la RDC signé à Pretoria en 2002. Cependant aucune de ces dispositions n’ont été mises en œuvre. De même les mécanismes pour la mise en application de la parité inscrite dans la constitution adoptée en 2006, n’ont jamais adoptés. Ceci explique la faible représentation des femmes dans les institutions politiques, malgré leur participation active dans les élections générales de 2006. Le rapport montre comment la nature anti-démocratique et conservatrice des systèmes politiques et des institutions sociales et religieuses ainsi que les normes et stéréotypes sexospécifiques qui structurent les rapports sociaux de sexe, continuent de constituer les principaux obstacles à une représentation équitable des femmes dans la vie politique et publique.
The Great Lakes region has in the last ten to fifteen years seen an increase in women’s representation and involvement in politics and the public sphere, a positive outcome of the region’s peace processes and political transitions.
One of the positive outcomes of recent peace processes in Africa’s Great Lakes region has been the increased involvement of women in the public sphere, primarily thanks to the adoption of quota systems for female representation. Women have had some success in influencing official peace processes in the region, ensuring provisions for women’s rights were made. They have been actively engaged as both voters and candidates in elections, but few are elected. Masculine political systems, lack of gender expertise and gender norms and stereotypes remain obstacles to equal representation of women in political and public life. Post-conflict reconstruction has provided economic opportunities for women, but these advances have not necessarily led to more prominent roles in political decision making. This report makes recommendations for civil society, governments and the international community to strengthen women’s political participation and economic empowerment in these post-conflict countries. (Français)